Pour un physicien, l’électron est une particule élémentaire, c’est à dire qu’elle ne peut pas être décomposée en particules plus petites, il porte une charge électrique négative.
Il fait partie de la famille des leptons, sa masse est extrêmement faible (9,1 10-31 kg) comparée à celle des protons (1,672 62 × 10−27 kg.) et des neutrons (1,674 927 500 56 × 10−27 kg).
Les électrons orbitent autour du noyau d’un atome, contribuant ainsi à sa structure atomique. Leur mouvement crée le courant électrique dans les matériaux conducteurs.
Ils interviennent dans divers phénomènes physiques, chimiques et électriques, jouant un rôle crucial dans les liaisons chimiques, les réactions nucléaires, et sont essentiels au fonctionnement des dispositifs électroniques et électriques modernes.
En 1977, le physicien français Jean E. Charon [1], prolongeant les idées d’Albert Einstein, proposa, dans ses travaux sur la Relativité Complexe, que l’électron associe à ses propriétés physiques habituelles des propriétés néguentropiques [2] et serait donc le meilleur candidat pour être l’élément spatiotemporel porteur de l’Esprit. Il nomma éon cet électron-pensant dont le niveau de psychisme s’élève toujours plus avec le temps qui passe. Il fut le créateur de la psychophysique.
L’Univers einsteinien est un Univers réel défini par trois axes d’espace et un axe des temps réel. La Relativité complexe de Charon ajoute à cet espace-temps einsteinien un espace imaginaire.
Le Réel forme un Univers immense cosmologique, tandis que l’Imaginaire se présente sous forme granulaire, c’est-à-dire constitué de minuscules micro-univers en nombre infini.
Chaque particule de matière possède une structure représentée à la fois dans le réel et dans l’imaginaire : elle est étendue dans l’imaginaire et ponctuelle dans le réel.
Les éons désignent les particules électriquement chargées : leptons chargés et quarks.
Les préons désignent les particules électriquement neutres : neutrinos et photons d’une part et gluons et gravitons d’autre part.
C’est dans ces éons que notre Esprit est contenu et, comme ces particules ont une vie quasi éternelle, cela signifie que notre Esprit prend ses racines dans un passé aussi vieux que l’Univers et, après notre mort corporelle, se perpétuera jusqu’à la fin des temps.
L’Esprit naît en même temps qu’apparaissent les premiers couples d’éons.
Rappelons que les électrons naissent de la lumière : deux photons très énergétiques de lumière se rencontrent et produisent une paire de particules : positive (le positron) et négative (l’électron) qui renferment un gaz de lumière à très haute température et qui sont à leur tour susceptibles de s’annihiler en photons énergétiques.
La lumière apparaît comme un pont jeté entre matière et esprit.
Les photons du gaz-lumière emplissant l’électron sont, à chaque instant, susceptibles de posséder deux états différents : on dit deux états de spin caractérisés chacun par le sens de rotation sur lui-même (comme une toupie) de l’électron qui conserve la mémoire de ce qui s’est passé à un instant antérieur.
La lumière est la seule substance qui peut donner naissance à des électrons et à des positrons.
Le photon électronique peut réaliser avec le monde extérieur un échange d’état de spin. En effet, les photons intérieurs à l’électron peuvent avoir des états de spin différents, numérotés 1, 2, 3 etc… qui signifient que ces photons tournent sur eux-mêmes une fois, deux fois, trois fois plus vite …de plus, chaque état de spin peut être de deux signes suivant que le photon-toupie tourne sur lui-même dans un sens ou dans l’autre. Le photon de l’électron peut ainsi échanger du spin avec un photon extérieur, ralentir par exemple le spin du photon extérieur tandis que lui-même augmentera son spin suivant le principe de conservation de l’impulsion-énergie qui inclut la conservation du spin total.
Lorsque l’électron fait passer un de ses photons du spin +1 au spin -1, tandis qu’un autre passe du spin -1 au spin +1, cela revient à dire que les photons considérés prennent les états de spin correspondant à ceux de leur image dans un miroir, d’où le mot Réflexion qui prend le sens de spirituel.
La connaissance est donc l’échange d’états de spin avec le monde extérieur de la Matière.
La théorie de la structure de l’électron considéré comme un micro-trou noir nous dit que l’espace où se mémorisent les informations est à néguentropie jamais décroissante, contrairement à notre espace ordinaire qui est à entropie jamais décroissante.
L’espace à néguentropie non décroissante signifie que l’information ne peut pas s’échapper d’un tel espace : elle ne fait que croître, mais ne peut jamais décroître. Il résulte que l’espace de l’électron micro-trou noir ne peut que s’enrichir et ne rien oublier.
Nous disposons d’une mémoire innée des évènements vécus par les éons avant la naissance de l’organisme ; cette mémoire est différente pour chaque éon qui a vécu sa propre expérience en participant à de multiples organismes avant de se joindre à celui dans lequel il est actuellement. À cette mémoire innée s’ajoute la mémoire acquise, commune à tous les éons du corps.
La mémoire innée est différente d’un corps à l’autre, tandis que la mémoire acquise est commune à tous les éons du corps.
Un organisme créé par les éons aura d’autant plus de potentialités qu’il sera constitué d’éons ayant eu des expériences vécues différentes.
Au commencement, les éons se sont regroupés dans la matière minérale, puis, sont apparus les premiers essais du Vivant permettant une grande diversité qui s’accompagna d’une centralisation plus complexe au cours de laquelle s’opéra la coordination de l’activité éonique qui permit d’élever son niveau de conscience. Les premières molécules d’ADN permettront d’emmagasiner une mémoire évolutive. La poursuite de la diversification entrainera la création des organismes pluricellulaires passant des microorganismes aux végétaux, aux animaux et à l’homme.
La majorité des éons de notre organisme vivent depuis le début de l’Univers, c’est-à-dire il y a 15 milliards d’années, accroissant la néguentropie du gaz lumière qu’ils renferment par les informations qu’ils mémorisent.
Selon René Descartes : « Les premiers principes ne peuvent être connus que par intuition ; et au contraire, les conséquences éloignées ne peuvent l’être que par déduction »
L’intuition est transcendante, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas se traduire en ce qui est communicable à autrui, en particulier en un langage quel qu’il soit.
Selon Jean Charon, l’onde psi de l’Intuition se propage de façon instantanée autour de la particule et par conséquent explore à chaque instant l’ensemble de l’Univers. C’est parce que l’onde psi de l’Intuition épouse tous les contours de l’Univers que nous pouvons dire que chaque particule de Matière est en permanence reliée au Tout.
C’est l’Intuition qui a permis plus tard l’envol de la Raison.
Nous avons tous la connaissance intuitive de l’Univers, mais elle est incommunicable à autrui à travers quelque langage que ce soit.
En fait, je connais intuitivement l’Univers parce que je suis l’Univers.
Pour Jean Charon, les organismes [1] vivants complexes sont des constructions éoniques qui peuvent être représentées par un modèle pyramidal subdivisé en niveaux psychiques. Sur chacun de ces niveaux sont situés des éons dont les niveaux psychiques sont égaux.
Sur la base se trouvent les éons les plus nombreux dont le niveau psychique est le plus bas ; tout en haut un éon unique porteur du plus haut niveau psychique de tout l’organisme qui joue le rôle de chef d’orchestre : c’est notre Moi.
C’est en remontant l’histoire de cet éon particulier dans le passé que je pourrai connaître qui je fus au cours de mes expériences antérieures et après ma mort corporelle quel sera mon avenir.
L’homme est un animal à structure éonique diversifiée. Pour lui, l’essentiel est invisible.
Après la mort corporelle, mon Moi est à nouveau livré à lui-même dans le milieu cosmique.
On sait, depuis Einstein que les distances s’évanouissent quand un voyageur cosmique approche la vitesse de la lumière : pour mon Moi éon cosmique, la galaxie la plus lointaine deviendra une banlieue. Il tentera, dans notre Univers, de rejoindre une structure éonique dont le niveau de psychisme est plus élevé.
[1] Jean E. Charon, « L’Esprit cet inconnu », Albin Michel, 1977.
Jean E. Charon, « Mort voici ta défaite », Albin Michel, 1979.
Jean E. Charon, « Le monde éternel des éons »,Stock, 1980.
Jean E ; Charon, « J’ai vécu 15 milliards d’années », Albin Michel, 1983.
Jean E. Charon, « L’Esprit et la Relativité Complexe, Introduction à la psychophysique », Albin Michel, 1983.
[2] L’entropie est une grandeur physique qui caractérise le degré de désorganisation d’un système. C’est une augmentation du désordre.
La néguentropie contrairement à l’entropie mesure l’ordre.
[3] L’organisme est l’ensemble des éons réunis dans un même corps vivant.